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Mon projet - Politique


  1. Questions / réponses

(extraits du questionnaire de la ligue des droits de l'Homme)

  1. 9.International


Êtes-vous favorable à la conditionnalité d’une clause « droits de l’Homme » de tous les accords commerciaux, financiers et technologiques passés par la France avec des Etats étrangers, et par l’Union européenne avec des pays tiers ? Quels mécanismes envisagez-vous pour assurer le respect effectif de ces clauses ?


Intellectuellement, c’est bien sûr séduisant. Mais ce principe, et plus encore son respect, sont malheureusement utopiques. Ces accords doivent permettre d’encourager les Etats tiers au respect des droits et libertés fondamentaux mais sans contrainte. Bien sûr, lorsqu’un choix est réellement possible, la « préférence démocratique » doit jouer.



Êtes-vous favorable à l’annulation immédiate et inconditionnelle de la dette des pays du Sud sans incidence négative sur le montant des aides publiques au développement ?


Oui, sans réserve.



Que proposez-vous pour la conduite d’une politique de « co-développement » harmonieux ?


Cette question ne concerne pas directement la compétence des parlementaires, mais je citerai trois orientations principales :

J’appelle d’abord de mes vœux la constitution d’une union économique euro-méditerranéenne qui permettrait aux pays de la rive sud de la Méditerranée d’enfin donner libre cours à leurs potentiels de développement.

Je souhaite que les Etats européens augmentent encore leurs crédits d’aide au développement. Il ne s’agit pas d’humanitaire ni de charité mais de simple humanité ; il s’agit de pouvoir d’influence, et d’assurer par l’aide au développement la sécurité de nos pays : la pauvreté et le sous-développement sont en effet des facteurs majeurs d’instabilité politique. Quant aux modalités de cette aide, je souhaite que le maximum des efforts consentis par les Etats européens et plus particulièrement la France soit coordonné au niveau européen et s’exerce non de façon bilatérale mais au travers d’enceintes multilatérales.

Enfin, en une phrase car le projet me tient à cœur, je soutiendrai de tout mon poids une révision de la politique agricole commune qui se fera naturellement au bénéfice des producteurs du Sud.



Que proposez-vous pour amener la France et l’Union européenne à garantir, conformément aux résolutions des Nations Unies, l’existence d’un Etat palestinien viable et la sécurité de l’Etat d’Israël ? Êtes-vous favorable à l’envoi d’une force internationale d’interposition ?


Il me paraît évident que c’est sur les Européens que reposent les meilleurs espoirs pour la paix au Proche-Orient, et que la France et l’Union européenne ont un rôle fondamental à jouer d’une part comme intermédiaires entre les parties en présence, fermes mais jamais menaçants, et d’autre part comme chefs de file de la communauté internationale partout où cela est possible et notamment aux Nations Unies.

Pour la seconde partie de la question, ma réponse est très claire. En tant que Française, en tant que candidate aux élections législatives, je ne peux pas demander à d’autres d’envoyer des troupes pour s’« interposer » entre Israël et ses voisins. Mais dans les conditions actuelles, je ne suis pas prête à déployer des milliers de jeunes Français dans une telle mission ; cette remarque vaut également pour nos partenaires de l’Union européenne. Je ne peux donc pas être favorable à l’envoi d’une force d’interposition.



Que proposez-vous pour que la France et l’Union européenne fassent entendre leur voix sur le respect des droits de l’Homme en Tchétchénie ?


Je tiens d’abord à dire que, pour des raisons personnelles, je suis particulièrement intéressée par la situation en Tchétchénie.

Je note que la guerre est actuellement achevée et que s'y substitué un  conflit de basse intensité, d'ailleurs plus marqué dans les républiques voisines (Ossétie du Nord, Daghestan, Ingouchétie...) qu'en Tchétchénie même. J'observe avec beaucoup d'attention le processus de reconstruction en cours auquel les ONG françaises, présentes sur le terrain, contribuent largement. La France s'associe pleinement à l'action des organisations internationales actives en Tchétchénie, l'Union Européenne (ECHO) en particulier, lesquelles travaillent quotidiennement à effacer les stigmates du conflit et à offrir de nouvelles perspectives aux jeunes générations.

J'ai pris connaissance avec inquiétude du rapport du Conseil de l'Europe sur l'usage de la torture dans le Nord Caucase. Mais le « tout répressif », en matière internationale pas plus qu’ailleurs, n'est pas la solution.  Il importe que la France et l'Union Européenne poursuivent un dialogue franc et ouvert avec la Russie, en particulier sur l'Etat de droit et les droits de l'Homme. Les échanges entre sociétés civiles et administrations demeurent, à mes yeux,  une composante essentielle de ce dialogue. Mon sentiment est que, dans le contexte actuel, tout « russian bashing » s'avérerait contre-productif et conduirait la Russie à raidir encore davantage ses positions.

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